Quels sont les avantages d’un CSE pour l’entreprise et le salarié ?

Les avantages d’un CSE riment souvent avec réductions et chèques-cadeaux pour les salariés. Pourtant mettre en place un CSE a de nombreux bénéfices pour l’entreprise qui dépasse l’attribution de ces avantages sociaux. Si les bénéfices sont particulièrement évidents pour les employés, quel est l’intérêt pour l’entreprise ?

Nous avons choisi de vous les présenter dans cet article les nombreux avantages d’un CSE, la nouvelle instance de représentation du personnel dans une entreprise, qui sert les intérêts des salariés autant que des dirigeants. 

Quel est le rôle et la mission du CSE ?

Le CSE, pour Comité Social et Économique, est la nouvelle entité qui regroupe les délégués du personnel (DP)le comité d’entreprise (CE) et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Il est obligatoire dans toutes les entreprises qui comptent au moins 11 salariés. Il est alors composé de l’employeur et d’une délégation élue du personnel.

Sa mission et son fonctionnement varient selon la taille de l’entreprise.

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, le rôle du CSE est de présenter à l’employeur les réclamations individuelles ou collectives des salariés, concernant leur rémunération, l’application du code du travail, les questions relatives aux conventions collectives, la protection sociale ou encore la santé et la sécurité. Il reprend les missions des délégués du personnel (DP).

Le rôle et les missions du CSE sont plus étendus dans les entreprises d’au moins 50 salariés car il se substitue à d’autres instances représentatives du personnel telles que le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et le comité d’entreprise (CE).

Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le CSE acquiert d’autres responsabilités : « Assurer une expression collective des salariés permettant la prise en compte permanente de leurs intérêts dans les décisions relatives à la gestion et à l’évolution économique et financière de l’entreprise, à l’organisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production. »

Le CSE a également des attributions en matière d’activités sociales et culturelles destinées aux salariés. Il gère par exemple, les activités sportives, les activités de culture et de loisirs, les vacances et voyages, ou encore les institutions de prévoyance mises en place au bénéfice des salariés.

Quels sont les avantages du CSE pour les salariés ?

On associe principalement le CSE aux avantages offerts aux salariés afin de promouvoir les activités sociales et culturelles en dehors du temps de travail : billetterie, spectacles, parcs d’attraction, associations sportives, colonies de vacances, arbres de Noël, chèques-cadeaux, etc.

Certes, les employés bénéficient directement de ces avantages qui augmentent leur pouvoir d’achat et améliorent leur qualité de vie. Surtout que les avantages sociaux sont généralement exonérés des charges sociales et de l’impôt sur le revenu.

Ce sont des atouts considérables dans la proposition de valeur de l’entreprise. Et c’est ce qui constitue la popularité du CSE, ou anciennement le Comité d’Entreprise (CE), au sein d’une entreprise.

Mais les missions du CSE vont bien au-delà de ces avantages en nature. Le rôle de cette instance est de viser plus largement le bien-être des collaborateurs en améliorant également la qualité de vie au travail. Le CSE est l’interlocuteur de l’employeur pour défendre les intérêts des salariés, tout en respectant la logique de l’entreprise.

Quelle que soit la taille de l’entreprise, le CSE est un intermédiaire pour assurer le dialogue entre les collaborateurs et la direction. Le CSE permet justement de centraliser les demandes des salariés, autour des sujets de formation, de rémunération, de sécurité au travail ou de bien-être.

Quels bénéfices pour l’entreprise ?

Les bénéfices pour l’employeur sont doubles :

1.       L’augmentation indirecte de la rémunération des salariés

Grâce aux avantages sociaux offerts par le CSE, les salariés voient leur rémunération annuelle globale augmenter de manière directe ou indirecte.

Il y a bien sûr le budget dédié aux activités sociales et culturelles, qui finance directement des activités sportives pour la famille, des spectacles, des loisirs, voire des vacances. Et il y a d’autres avantages comme la protection sociale ou la prise en charge de places en crèche qui facilitent la vie des salariés.

Pour l’entreprise, le budget alloué au CSE est exonéré de toutes charges sociales et patronales, à condition de respecter la réglementation de l’URSSAF. Ainsi, les avantages en nature accordés aux salariés représentent une forme de rémunération complémentaire, avec un impact minimal sur la masse salariale.

2.     Une meilleure productivité des salariés. 

Il n’est plus à prouver qu’un salarié heureux est un salarié plus productif. Or, les avantages CSE améliorent l’expérience collaborateur et augmentent le taux de satisfaction.

Concrètement, les avantages sociaux permettent de :

  • Développer une ambiance de travail conviviale, 
  • Réduire l’absentéisme,
  • Renforcer la culture d’entreprise et valoriser la marque employeur,
  • Se démarquer des concurrents pour attirer les talents,
  • Fidéliser ses collaborateurs,
  • Accroître la motivation et la performance collective.

Les avantages sociaux offerts par un CSE sont des atouts à valoriser lors des recrutements.

Existe-t-il des inconvénients ?

La mise en place d’un CSE ne présente pas d’inconvénients à proprement parler. En revanche, la réunion des instances représentatives du personnel en une seule institution, le CSE, comporte quelques limites.

Désormais, le nombre d’élus dépend de la taille de l’entreprise, c’est-à-dire de son effectif, et non de sa forme juridique. Cela a entraîné la baisse du nombre d’élus au comité social et économique par rapport aux anciennes instances représentatives.

Les missions accomplies par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sont dorénavant confiées au CSE. L’instauration de la CSSCT est obligatoire dans les CSE d’entreprise ayant au moins 300 employés.

En fusionnant les délégations, les membres du CSE doivent être plus polyvalents, sensibilisés à tous les sujets (économiques, techniques et de sécurité) et adopter une vision plus transversale.

L’autre inconvénient déploré par les élus du CSE, les membres suppléants n’ont par défaut pas le droit d’assister aux réunions du CSE, bien qu’ils épaulent les titulaires dans leurs missions et peuvent assister dans la validation de l’ordre du jour de la réunion.

C’est désormais un droit à négocier avec l’employeur et non plus un dû.